*+*+*+*SOn HistOire*+*+*+*

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1/ La chambre obscure :

" Lorsque l'image d'objets éclairés pénètre par un petit trou dans un appartement très obscur, et que vous placez un papier blanc à quelque distance du trou, du cô obscur, vous voyez sur le papier tous les objets avec leurs propres formes et couleurs mais à l'envers. Ce phénomène se produit en vertu de l'intersection des rayons. "

C
ette description de la " chambre obscure " a été donnée au 16e siècle par Léonard de Vinci. Ainsi, cet inventeur avait découvert le principe optique de l'appareil photographique, trois siècles avant la première photo.

L'utilisation de la chambre obscure se généralisa dans le courant du 17e siècle. Elle était employée surtout par les dessinateurs, qui calquaient sur un papier l'image projetée à travers le petit trou.

Il fallait alors découvrir une substance chimiquement sensible à la lumière, qui remplacerait le papier dessiné en recevant directement l'image et en la fixant définitivement. Le Français Charles et les Anglais Wedgwood et Davy s'y appliquèrent ; le premier réussit à fixer des silhouettes ; les autres obtinrent des images qui restèrent visibles quelques minutes à peine, et disparurent.



2/ Les inventeurs :

C'est un Fraais, Nicéphore Niepce (voir photo ci-contre), qui a inventé la photographie en fixant, pour la première fois et de manre durable, les images. Il utilisa une plaque de verre, couverte de bitume de Jue, substance insoluble à la lumière. La plus ancienne photographie connue, faite par Niepce, date de 1822 ; elle représente une table servie dans son jardin ; 8 heures de pose en plein soleil ont été nécessaires pour l'obtenir. En 1829, Niepce s'associe avec le peintre Daguerre. Ils travaillèrent séparément pendant quatre ans en se communiquant les résultats de leurs recherches. Mais, en 1833, Niepce déde suite à une attaque, trop tôt hélas, pour jouir du sultat de ses travaux. Pendant 6 ans, Daguerre continue seul ses recherches.

3/Le créateur de l'appareil à film:

Pendant les 50 années qui suivirent, la photographie, bien que très répandue, nécessita beaucoup de patience et un mariel assez encombrant. Ce fut un industriel américain, George Eastman, qui se proposa le premier de fabriquer un appareil facile à manier, mettant ainsi la photographie à la portée de tous. Il eut l'idée d'équiper son appareil d'un rouleau muni d'un film sur papier, qui permettait de prendre 100 images successives. Lorsque le rouleau entier avait été utilisé, l'amateur envoyait son appareil à l'usine d'Eastman, près de New York ; là, le film exposé était manipulé en chambre noire et remplacé par un film neuf ; l'appareil rechargé était ensuite réexpédié à son possesseur qui pouvait prendre de nouveau 100 photos.

Par l
a suite, Eastman, fabriqua un système d'emballage qui permettait de sortir le rouleau de l'appareil à la lumière du jour ; les amateurs pouvaient donc faire eux-mêmes la manipulation.

Pour rendre son appareil plus commercial, Eastman chercha un nom publicitaire, facile à retenir et attirant l'attention : il s'inspira alors du bruit que produisait un obturateur : " pop-tac ", et lui donna le nom " kodak ".

Le succè
s fut immédiat : n'importe qui pouvait acheter un appareil pour une somme modique et prendre toutes les photos de son choix. La photographie était devenue universelle.


4/ Le Polaroïd :

Depuis, les appareils se sont beaucoup modernisés et la concurrence est de plus en plus rude. En effet, les appareils japonais, d'excellente qualités toutefois, sont vendus moins chers que les appareils européens.

Les
Aricains arrivent sur le marcavec un nouveau système, le système Polaroïd :

Il
a exigé 10 ans de travaux par toute une équipe de chimistes américains, ainsi que la somme de 250 millions de dollars pour sa fabrication. Ce nouvel appareil appelé le " X-70 " a été mis au point par le Dr Edwin Land, président de la firme, et ses collaborateurs. Il s'agit d'un appareil révolutionnaire dont la caractéristique essentielle est d'éjecter un cliché aussitôt après la prise de vue, et qui se développe (en couleurs) en moins de 4 minutes, à l'air libre.

Con
trairement aux films à développement instantané habituels, le cliché sort " propre " de l'appareil sans qu'il soit besoin de procéder au décollage hasardeux dugatif de l'épreuve définitive. Ainsi, pendant que la première vue se développe, on a la possibilité de prendre d'autres clichés (2 images toutes les 3 secondes).

# Posté le vendredi 06 janvier 2006 10:53

Modifié le samedi 07 juillet 2007 08:54

Vocabulaire

Voici quelques mots de vocabulaire pour vous aider à mieux comprendre:

Agrandissement : tirages d'épreuves à un format plus élevé que le négatif original. L'appareil qui effectu cette opération s'appelle un agrandisseur.

Chambre : Partie de l'appareil photographique qui permet la transmission de l'image par l'objectif sur le négatif sans lumière parasite externe.

Chargeur :Boitier à compartiment qui contient la pellicule.

Contraste :Valeur relative entre les parties les plus claires et les parties les plus foncées d'un cliché.

Contre-jour : Photographie obtenue avec la source de lumière devant soi et non derrière, comme on le recommande parfois aux débutants. Cela nous permet d'obtenir parfois de bons résultats.

Déclencheur : Dispositif pour commander l'ouverture de l'obturateur. Le déclencheur souple est un accessoire constitué par un câble flexible gainé dont une extrémité s'adapte à la commande de déclenchement et dont l'autre permet la manoeuvre au moyen d'un poussoir. Cet accessoire est utile pour les poses sur pied, car il évite toute vibration, donc toute possibilité que la photo soit floue. Il peut être combiné avec un retardateur, ce qui permet à l'opérateur d'aller se placer dans le champ pour se photographier lui-même.

Développement : Opération chimique destinée à transformer l'image latente en image négative, visible et instable, par le moyen d'un bain révélateur.

Diapositive : Photographie positive sur support transparent, généralement destine à la projection.

Prise de vue : C'est l'action de saisir une image par le biais d'un appareil photographique.
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# Posté le jeudi 12 janvier 2006 03:18

Modifié le vendredi 20 janvier 2006 10:33

Description d'un appareil photographique

Description d'un appareil photographique
Tous les appareils fonctionnent selon le même principe. Ils se composent tous d'un boîtier renfermant un rouleau de pellicule à une extrémité et percé d'un trou de l'autre ; cet orifice laisse passer la lumière à l'intérieur de la boite. Tous les appareils ne font en fait qu'une chose : envoyer la lumière sur la pellicule pour obtenir une image.

1 Le système de visée montre la scène qui se retrouvera sur la photo, généralement vue à travers un ensemble de lentilles ou à travers l'objectif lui-même.

2 La pe
llicule ou film reçoit la lumière venant du sujet photographié et imprime son image sur une surface sensible à la lumière.

3 L
e dispositif de rebobinage enroule la pellicule impressionnée et fait avancer la suivante, dans des appareils qui utilisent des films en rouleaux ou en chargeur.

4 Le c
hâssis de l'appareil est un boîtier qui contient l'ensemble des pièces ; protège la pellicule de la lumière, autre que celle qui est admise par l'objectif au moment la photographie est prise.

5 L
e diaphragme, système de réglage de la lumre, se compose habituellement d'une simple série de lamelles de métal se recouvrant partiellement et qui forment un orifice réglable ou ouverture. On peu soit " ouvrir " le diaphragme pour laisser passer d'avantage de lumière vers l'objectif, soit le fermer pour restreindre la quantité de lumière qui frappera la pellicule.

6
L'obturateur, autre dispositif de réglage de la lumière, est un petit écran protecteur qui s'ouvre et qui se ferme en un certain laps de temps pour laisser une quantité donnée de lumière pénétrer dans l'appareil et impressionner la pellicule. Son mécanisme, qui est très complexe sur certains appareils perfectionnés, est représenté ici schématiquement comme un rideau comportant une ouverture qui laisse passer la lumière venant de l'objectif.

7
L'objectif fait converger les rayons lumineux provenant du sujet, et donne sur la pellicule placée au fond de l'appareil une image renversée.

8
Le réglage de mise au point permet d'avancer ou de reculer la position de l'objectif pour obtenir une image nette du sujet sur la pellicule. Le système représenté ici est formé d'un soufflet qui s'allonge ou se replie grâce à une roue dentée qui en règle la longueur

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 10:51

L'affaire Dreyfus et la photographie

L'affaire Dreyfus et la photographie
Dès 1826, Nicéphore Niepce s'efforce de fixer sur la pierre ou le métal ses clichés obtenus à la chambre noire pour en tirer un grand nombre d'exemplaires sur papier. Les procédés photomécaniques, c'est-à-dire l'impression à l'encre grasse des épreuves photographiques, ont fait l'objet de nombreuses recherches, mais l'illustration par la photographie ne commence à envahir le livre et le journal qu'à partir des années 1890.

L'arri
vée de la photographie dans la presse fera une entrée fracassante avec l'affaire Dreyfus.

Lors de l'a
rrestation du Capitaine Dreyfus le 15 octobre 1894, on ne trouve encore que des gravures et dessins que la presse tente de faire passer pour des images " vraies ". La gravure prétend alors se présenter autant que la photographie comme une image du réel, puisqu'il faut que l'objet dont elle conserve une trace soit être physiquement présent pour être saisi.

Il fa
ut d'ailleurs noter que les clichés photographiques sont alors largement retouchés, voir redessinés pour paraître plus " ressemblants " . La photographie n'a pas encore le souci " d'objectivité " que nous lui connaîtrons plus tard.

Entre les années 1894 et 1906, date de la réhabilitation du Capitaine Dreyfus, accusé d'espionnage pour l'Allemagne, la presse va se diviser en deux camps, les antisémites, d'une part, qui comme Drumont, auteur de " la France juive ", un libelle (petit livre à caractère satirique ou insultant) antisémite datant de 1886, qui s'est vendu à plusieurs milliers d'exemplaires, et, d'autre part, les partisans de Dreyfus, soutenus par les intellectuels qui ont adhérés en masse à la toute nouvelle Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen.

La
photographie sera pendant ces années mise au service des diverses propagandes, ainsi l'affiche " Dreyfus est un traître " sera reproduite à 136.000 exemplaires.

Les photos
seront largement " truquées " pour servir les convictions. Dès le début de l'affaire, la diffusion de documents, comme la pseudo analyse graphologique effectuée par Alphonse Bertillon, créateur en 1882 de l'anthropologie signalétique en partie encore employée de nos jours par la justice, sera déterminante pour l'accusation de Dreyfus. En mettant en évidence, en mêlant la photographie, avec agrandissement et superposition d'écritures, que la photographie n'est pas un outil d'enregistrement du réel mais un véritable moyen de falsification.

En effet, c'est par la reproduction du bordereau accusant Dreyfus par le journal " le Matin " du 10 novembre 1896, que le public commencera à se convaincre de l'innocence de Dreyfus, et que s'engage pour la première fois le combat de la liberté d'information face à la diffusion de documents que la justice militaire voulait dissimuler.

L'affair
e Dreyfus, située dans le temps à la naissance des différentes idéologies comme le socialisme, l'antimilitarisme, le nationalisme et l'antisémitisme qui ont enflammées le XXème siècle, va contribuer à l'essor de la photographie, et à sa représentation non pas seulement comme une image du réel mais aussi comme la manière de percevoir un homme ou une société.

Emp
loyée largement par la presse, la photographie sera détrônée du monopole de l'information par l'image par la télévision.

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 10:57

Biographie de Nicephore Niepce

Biographie de Nicephore Niepce
Niepce est considéré comme l'inventeur de la photographie.

Joseph Nicéphore Niepce est né à Chalon-sur-Saône le 7 mars 1765, rue de l'Oratoire. Sa famille était plutôt aisée, bourgeoise. Joseph Niepce fit ses études au collège de l'Oratoire, se destinant à la prêtrise. Attiré pas les sciences autant que par les humanités, il prit en 1787, dans la pure tradition gréco-latine de cette fin de siècle, le prénom de Nicéphore ( qui signifie le porteur de victoire ).

La révolution l'écarte d'un chemin tout tracé, c'est pourquoi il participe aux campagnes de Sardaigne et d'Italie. Malade, il se réfugie à Nice où il épouse Agnès Romero, et où le rejoint son frère Claude. Les deux frères veulent alors devenir inventeur. En 1807, ils inventent le "pyréolophore". Ils participent au concours lancé pour le remplacement de la pompe de marly qui transportait l'eau de la Seine à Versailles. En 1811, ils font la culture du Pastel pour en extraire l'indigo dont la France manquait par suite du Blocus continental. Ils fabriquent une draisienne (ancêtre des bicyclettes) dont la particularité était d'avoir un siège réglable.

Mais ce qui va passionner ce savant provincial, c'est le désir d'améliorer les procédés lithographiques découverts quelques années plus tôt par le bavarois Senefelder. Mélangeant différents procédés dont il s'ingénie à la synthèse, il découvrira, le 28 mai 1816, l'écriture par le soleil, l'héliographie: il réussit ce jour-là à fixer après huit heures de pose, sur un papier imprégné de chlorure d'argent, une image projetée à l'intérieur d'une chambre noire.

Jusqu'à sa mort, il chercha à améliorer son procédé: découverte des propriétés du bitume de Judée, résultats sur verre et sur métal. Il créa, après beaucoup de difficultés, la société Niepce-Daguerre qui devait permettre une commercialisation du procédé. Daguerre accapara habilement la gloire de la découverte, et tira fortune du "daguerréotype". Le terme de photographie n'apparaît qu'en 1839.

Niepce meurt le 5 Juillet 1833, dans sa ville natale, modeste "rêveur qui s'est pris pour un géomètre", modeste inventeur, qui pourtant a révolutionné notre monde.
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# Posté le mercredi 10 mai 2006 15:06